Début 2020 le Groupe Zapa Developpement rachète TARA JARMON

2020

tarajarmon
Actualité

Début 2020 le Groupe Zapa Developpement rachète TARA JARMON

d

Après plusieurs semaines de négociations, la société dirigée par Arié Benayoun, rachète la société Uniform titulaire de la marque TARA JARMON fondée en 1986. Tara Jarmon rejoint donc Zapa, mais aussi la toute jeune marque Dualist.

La marque compte aujourd’hui 57 points de vente à l’enseigne, 65 corners et 500 points de vente multimarques dans le monde. Elle réalise près du tiers de ses ventes à l’international. En 2016, elle annonçait un volume d’affaires de 100 millions d’euros.

Mais pourquoi un tel choix de la part de Zapa ? L’idée est de constituer un groupe de marques avec des positionnements cohérents visant la femme active de 35-45 ans. Le groupe veut donc consolider ses positions et faire de Tara Jarmon un actif fort tout en restant une complémentarité et synergie pour les marques Zapa et Dualist.

Lorsqu’une marque est rachetée, il faut certes regarder son marché ainsi que son potentiel économique mais également vérifier sa solidité juridique. Il en va d’enjeux capitaux. La marque Tara Jarmon, dont les premiers dépôts datent de 1995 à fait l’objet de licences, de gages et de cessions tout au long de sa vie. Avec près d’une 30 ene de marques déposées dans le monde, sans le suivi rigoureux d’un spécialiste en propriété intellectuelle et un respect de la chaîne des droits, un tel rachat n’aurait pu être envisagé au prix juste.

Négliger les droits de propriété intellectuelle de l’entreprise peut avoir un incidence pesante sur le prix de vente de la société (voir en ce sens notre article – cas client « L’importance d’effectuer un audit de ses droits de Propriété Intellectuelle avant la cession de son entreprise »). C’est pourquoi Qibus peut être un véritable atout pour optimiser la vente de votre société.

biocbon
Actualité

Bio c’ Bon : quelles sont les offres de reprises et les repreneurs potentiels ?

Le Tribunal de commerce de Paris a prévu de rendre son jugement le 2 novembre concernant la reprise de Bio C’Bon, distributeur spécialisé  placé en redressement judiciaire début septembre.

Un des repreneurs est son conçurent 

Biocoop, associé à un autre spécialiste, Marcel&Fils, qui prévoit la reprise de 104 magasins sur les 120 mais “100% des salariés selon son président Pierrick De Ronne, soit plus de 1000 employés. Désireux de préserver un “réseau bio spécialisé” des appétits de la “grande distribution”, il a en outre “augmenté substantiellement” le montant de son offre, à 17,5 millions d’euros. donnée importante car elle permet notamment d’apurer en partie le passif de Bio C’Bon évalue à 240 millions d’euros.

Un autre candidat sérieux en lice est carrefour qui intègre la reprise de 107 points de vente ainsi que le siège du groupe repris, des solutions de reclassement “proposées à 100% des salariés.

En matière d’investissements aussi, Carrefour affiche ses ambitions, avec un prix de cession global de 60 millions d’euros, auquel s’ajoutent plus de 40 millions d’euros d’investissements.

Enfin, le groupe Zouari, franchisé Casino et actionnaire de PICARD, chiffre la cession globale à 10 millions d’euros. Il prévoit de reprendre 100% du parc (120 magasins), “100% du personnel des magasins” et “100% du personnel de la logistique et l’ensemble du personnel administratif”. Il promet en outre “70 millions d’euros” d’investissements, “sur fonds propres”, notamment pour la rénovation des magasins. Ainsi que l’ouverture du capital de la structure de reprise aux salariés, à hauteur de 5%. Le groupe propose enfin aux quelque 2850 particuliers qui avaient investi dans l’entreprise – évaluée à 114 millions d’euros- “la possibilité d’accéder au capital de la structure de reprise, sans investissement supplémentaire de leur part.

Pour finir ce tour d’horizon, Naturalia, un moment intéressé par cette reprise, à reculé face aux différentes zones d’ombres du dossier. 

camaieu
Actualité

Camaïeu : offre de reprise par la Financière immobilière bordelaise

Parmi les offres de reprise de l’enseigne de prêt-à porter féminin, placée en redressement judiciaire depuis le 26 mai, 2 propositions se sont démarquées entre l’actuel PDG de l’entreprise, et un projet extérieur.

Le tribunal de commerce de Lille a fait son annonce le 17 août. Camaïeu est finalement repris par la Financière immobilière bordelaise.

Le tribunal de commerce de Lille a examiné les 7 propositions déposées pour la reprise des magasins Camaïeu depuis fin mai. Sur les 7 offres présentées, celle de la Financière immobilière bordelaise (FIB) a particulièrement retenu l’attention des syndicats. Il s’agit d’une holding dont le patron est l’industriel Michel Ohayon. Dans les grandes lignes, le projet prévoit de conserver 511 magasins et près de 2.700 emplois sur les plus de 3100 actuels.

Pendant le débat, le prix de reprise a tout de même été jugé « faible » selon le tribunal. Il a par ailleurs qualifié la proposition de la Financière immobilière bordelaise « particulièrement indécente ». Néanmoins la pérennité de l’entreprise a primé, c’est pour cela que le tribunal de commerce de Lille a préféré l’offre la mieux-disante sur le plan social.

511 magasins conservés y compris ceux du siège de l’entreprise à Roubaix

Le patron de la Financière immobilière bordelaise (FIB), Michel Ohayon, est un industriel spécialisé dans l’immobilier commercial, il s’est aussi diversifié dans l’hôtellerie de luxe et les grands crus. En 2018, il avait fait l’acquisition des 22 franchises Galeries Lafayette. Soutenu par le comité social et économique (CSE) et l’intersyndicale CFDT-CGT-FO, l’homme d’affaire Michel Ohayon doit reprendre les 511 boutiques et plus de 2600 salariés, sur les 634 boutiques et 3146 salariés actuels. La FIB s’engage pendant 5 ans à garder le siège à Roubaix, ainsi que le bâtiment logistique, il conservera d’ailleurs le prestataire logistique Dispéo.

Pour le représentant de la CGT, Omar Rahni, le projet de la Financière immobilière bordelaise présente moins de « casse » comparé à la proposition de reprise par l’équipe dirigeante. Il n’est, selon lui, pas pensable de soutenir un PDG « qui a coulé la boîte, la mise en redressement, a bénéficié des aides de l’État et a profité que l’ardoise soit effacée pour fermer des magasins et licencier du personnel ».

La proposition de l’actuel PDG déboutée

Selon le délégué syndical de la CGT, Thierry Siwik, l’offre déposée par l’actuel patron de l’enseigne Joannes Soënen n’était « pas réjouissante » ! En termes d’emploi, le PDG s’engageait à conserver
2520 salariés pour les 446 des 634 magasins actuels.

« Nulle reprise ne peut réussir sans le soutien des équipes et des salariés » c’est en effet ce que le tribunal a mis en avant lors de l’audience, tendue, qui s’est déroulée le 24 juillet. À l’issue de cette audience tenue devant le tribunal de commerce, M. Soënen avait assuré avoir « un plan bien identifié, une feuille de route claire » « pour que Camaïeu puisse se dynamiser pour les dix prochaines années ».

Dans son jugement consulté par l’Agence France Presse, le tribunal a souligné que « l’équipe dirigeante [actuelle] n’a pas su ou pas pu acquérir et conserver la confiance du personnel ».

Une victoire pour « l’immense entreprise qu’elle a été »

L’avocat de la FIB, Olivier Pardo a déclaré vouloir que l’enseigne Camaïeu « redevienne l’immense entreprise qu’elle a été » et n’a pas caché sa joie auprès de l’AFP. A contrario, l’actuelle direction n’a pas souhaité réagir à la décision du tribunal.

Interrogée par l’AFP, aucune des parties n'avait fait de pronostics assurant que chacune de ces 2 offres avaient 50% de chances de gagner. L’avis des différents membres du tribunal était d’ailleurs lui-même divisé au cours de l'audience.

La crise sanitaire n’a pas affecté uniquement les petites entreprises. En redressement judiciaire depuis le 26 mai 2020, l’entreprise « fast-fashion » Camaïeu, fondée en 1984 , avait déjà débuté un plan de transformation et par la même occasion, était sur le point de signer un accord avec les actionnaires et les banques.

Une source proche de la direction a précisé que le prêt garanti par l’État, « aurait permis de

surmonter » cette situation. D’après cette même source « la crise sanitaire a obligé le groupe à fermer brutalement plus de 800 magasins dans le monde », entraînant un « manque à gagner de 162 millions d’euros ».

En 2016, la marque Camaïeu avait déjà négocié avec ses créanciers pour que la moitié de sa dette, qui s’élevait alors à un milliard d’euros, soit convertie en actions. Fin 2018, la société avait subi une procédure de sauvegarde et avait été reprise par ses créanciers. C’est en connaissance de ces éléments que la CFDT-CGT-FO et les syndicats des filiales belge et luxembourgeoise ont affirmé avoir la « profonde conviction » que « dès le mois de mars, tout était organisé » pour « passer par une faillite et non par un plan social négocié ». Ce que la direction a réfuté.